Voici un travail où j’ai eu à transformer une recherche d’environ 15 pages à un texte d’allure “journalistique” d’une page. Je trouve le résultat pas si mal alors j’ai décidé de le partager ici. D’ailleurs c’est bien moins lourd à lire qu’une vraie dissertation. Par contre, si par pure curiosité (sait-on jamais) vous voulez en lire une version abrégée de cinq pages, je peux vous en fournir une car elle était aussi demandé pour le même exercice.
Maurice Duplessis meurt dans l’exercice de ses fonctions à 69 ans
7 septembre 1959, Maurice Duplessis s’éteint à Schefferville. Une hémorragie cérébrale frappe soudainement le Premier ministre dans son voyage dans le Nord du Québec. Controversé, Duplessis est adoré ou détesté. Sa carrière politique fait figure dans l’histoire québécoise, associée à la Grande Noirceur.
Duplessis détient le record du règne le plus long comme Premier ministre au Québec, avec 18 ans. Il exprimait le sentiment de la grande majorité pendant toutes ces années, gage de sa popularité. « L’idéologie de Maurice Duplessis était en stricte conformité avec l’idéologie dominante, l’idéologie de la classe dominante canadienne-française » affirme René Durocher, spécialiste de la question et auteur pour la Revue d’histoire de l’Amérique française.
C’est autour de cette popularité que Duplessis propulse sa longévité politique. L’Union nationale est partout en province et rien n’arrête le chef présent depuis sa fondation en 1935. L’entente entre Duplessis et l’Église est un atout, car la ferveur religieuse est forte à ce moment. Dans l’idéal du gouvernement et l’Église, la langue, la tradition et la foi doivent être préservées. Cet accord permet un support mutuel.
«Personne ne contestera que Duplessis avait une personnalité, un réel talent de polémiste et une grande capacité de travail. On peut même lui reconnaître un certain charisme auprès des foules» ajoute René Durocher. Travailleur acharné, le Premier ministre sait toujours comment sortir gagnant des joutes politiques. Sa soif du pouvoir lui permet de mener des campagnes en soulevant les faveurs des foules.
Duplessis profite d’un contexte particulier. Le chef de l’Union nationale utilise des thèmes populaires et devient le défenseur de la nation québécoise. Avec l’appui indéfectible des agriculteurs, du clergé et des nationalistes, Duplessis règne en maître. Sa mort soudaine secoue la population mais la contestation réprimée resurgit et balance le Québec vers des bouleversements que nous connaissons tous comme étant la Révolution tranquille.
Tho
